L’Evaluation du programme de l’AIMF dans le cadre de l’accord stratégique avec la Commission Européenne

J’ai été très heureuse et honorée de mener l’évaluation externe du programme mis en œuvre par l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF) dans le cadre du partenariat stratégique avec la Commission Européenne, pour la période 2022-2025 (SGA3).
Je remercie les membres et les collaborateurs de l’AIMF pour la confiance qu’ils m’ont accordée et pour les conditions de travail qu’ils m’ont assuré - le délégué général Frédéric Vallier et toute l’équipe du secrétariat de l’AIMF, ainsi que les animateurs des réseaux sous- régionaux et les responsables des projets sur le terrain.
Cette mission a été pour moi d’un intérêt particulier. Ayant conduit l’action de plaidoyer qui a porté à la reconnaissance du rôle des autorités locales dans la coopération de développement et dirigé Platforma de 2008 à 2014, j’aurai pu évaluer le chemin parcouru.
Commencée en 2024, l’évaluation m’aura permis de connaître le travail concret mené sur le terrain par l’AIMF, dans le cadre du SGA3, soutenant d’une part le renforcement du dialogue régional entre autorités locales et d’autre part une dimension plus opérationnelle via le soutien à 8 projets de terrain.
Ce programme de l’AIMF a en effet permis de soutenir les activités de 6 réseaux sous-régionaux :< /p>
- La Plateforme des autorités locales des pays des Grands Lacs (regroupant les maires du Burundi, de la République Démocratique du Congo et du Rwanda) ;
- L’AVCOI, l’Association des Villes et Communes de l’Océan Indien, regroupant les maires des Villes des Comores, de l’Ile Maurice, de la Réunion, de Madagascar, de Mayotte et des Seychelles ;< /p>
- Le Réseau des Villes d’Asie du Sud-Est (RVASE), rassemblant les Villes du Cambodge, Laos et Vietnam ;
- L’AVCAC, regroupant les villes et collectivités du Cameroun, du Congo, de Centrafrique, du Gabon, de Guinée Equatoriale et du Tchad ;
- Le Réseau des villes d’Afrique de l’Ouest, comprenant des villes membres du Benin, du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire, de Guinée, du Mali, du Niger, du Sénégal, du Togo.
- Le réseau du Maghreb, comprenant des villes membres d’Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie.
En parallèle 8 projets de terrain ont été réalisés :
- A Antanarivo, au Madagascar, la construction du Premier Centre de Santé intégré pour les Femmes victimes de violence ;
- A Gitega, au Burundi, la construction du centre de Développement intégré à l’attention des femmes.
- A Ogou 1, au Togo, le Centre de promotion féminine et égalité femmes-hommes dans les Communes du Togo.
- A Lokossa, au Bénin, le développement de l’énergie solaire
- A Luang Prabang, au Laos, la construction d’un système décentralisé d’adduction d’eau potable
- A Ngaoundéré, au Cameroun, la réhabilitation et aménagement du bois Mardock
- A Phnom Penh, au Cambodge, la Création du Smart City Hub
- A Tunis, en Tunisie, la réalisation de la Fabrique de la Ville

A la fin de la mission, j’aurais pu évaluer que le programme était en cohérence avec le programme stratégique signé avec la Commission Européenne, visant à renforcer le rôle crucial des autorités locales comme acteurs clés de l’atteinte des Objectifs de Développement Durable de l’Agenda 2030 de l’ONU.
Le SGA 3 de l’AIMF a, en effet, participé pleinement à cet effort, à travers la contribution à des thématiques centrales de l’Agenda 2030, comme l’égalité des sexes, la lutte contre les changements climatiques, la lutte contre la pauvreté et les services essentiels pour les populations.
Je ne peux donc que me réjouir de constater la poursuite du partenariat stratégique de la Commission Européenne avec les principaux réseaux internationaux de collectivités territoriales et le renouvellement de l’accord avec l’AIMF du SGA 4, pour la période 2025-2028.



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